Aleteia logoAleteia logoAleteia
Dimanche 03 mars |
Aleteia logo
Tribunes
separateurCreated with Sketch.

Tu seras un père, mon fils

shutterstock_1817278340.jpg

LightField Studios | Shutterstock

Christine Pellen - publié le 12/06/22

Une étude vient de montrer l’importance du temps passé par un adolescent avec son père sur sa production de testostérone à l’âge adulte. Notamment lorsqu’il sera lui-même devenu père.

Des chercheurs de l’Université Notre-Dame dans l’Indiana ont étudié l’influence des relations pères-fils sur la production de testostérone. En analysant les données recueillies pendant plus de 30 ans auprès de près de 1000 hommes aux Philippines, ils ont pu montrer que « l’adolescence est une période sensible au cours de laquelle les relations sociales influencent la production ultérieure d’hormones » (Medical Xpress, 01/06/2022). Plus précisément, les garçons qui ont pu bénéficier de la présence de leur père à l’adolescence, produisent moins de testostérone une fois devenus pères eux-mêmes. Ce qui influence leur façon d’occuper ce rôle. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

L’importance des relations familiales, y compris sur la santé

Par ailleurs, « chez l’homme, la testostérone est liée à la santé à long terme, notamment pour les maladies cardiovasculaires et la fonction immunitaire », explique Lee Gettler, professeur agrégé d’anthropologie à l’Université Notre-Dame et directeur de ces recherches. « Ces résultats nous montrent donc comment les expériences familiales avant l’âge adulte peuvent façonner la biologie future qui, à son tour, peut affecter le comportement et la santé à venir », résume-t-il.

L’équipe de Lee Gettler avait déjà montré que s’engager dans la parentalité entraînait une forte baisse du taux de testostérone des nouveaux pères. Des résultats qui ont aidé à comprendre comment le corps des nouveaux pères peut s’adapter biologiquement aux exigences de leur nouveau rôle : « Les hommes sont, dans une certaine mesure, câblés pour s’occuper de leurs enfants. »

Rôle du père et physiologie masculine

Pourtant « les pères restent peu étudiés en ce qui concerne leur contribution à la santé et au bien-être général de leurs enfants », déplore Lee Gettler. Un avis partagé par le professeur René Écochard, professeur à l’Université Claude-Bernard (Lyon I) et auteur de Homme, femme, ce que nous disent les neurosciences (Artège). Cette étude « convaincante » rejoint l’ensemble des travaux qui montrent « la finesse de la physiologie masculine, si mal connue du grand public », estime-t-il. Comme dans toute étude observationnelle, il y a bien sûr des limites, rappelle le professeur Écochard. Dès lors « il sera important de voir si des résultats comparables sont retrouvés par d’autres équipes de recherche ».

Pour aller plus loin : www.genethique.org

logo genethique

Tags:
FamillepaterniteRelations humaines
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.

Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement