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Faire des crêpes pour la Chandeleur ? Un acte d’amour et de gratitude !

Chandeleur

Fizkes / Shutterstock

Marzena Devoud - publié le 01/02/23

Et si préparer les crêpes à l'occasion de la Chandeleur, cette belle fête qui honore les quarante jours de Jésus, était un véritable acte d'amour envers ses proches et un acte de gratitude envers Dieu ?

“Puisque nous sommes faits pour aimer, nous savons qu’il n’y a pas de plus grande joie que dans un bien partagé […]. Il faut rappeler la joyeuse scène du film Le Festin de Babette, où la généreuse cuisinière reçoit une étreinte reconnaissante et un éloge : “Avec toi, comme les anges se régaleront !” Elle est douce et réconfortante la joie de contribuer à faire plaisir aux autres, de les voir prendre plaisir. Cette satisfaction, effet de l’amour fraternel, n’est pas celle de la vanité de celui qui se regarde lui-même, mais celle de celui qui aime, se complaît dans le bien de l’être aimé, se répand dans l’autre et devient fécond en lui” (Amoris Laetitia, 129). Evoquée par le pape François la scène culte du film danois réalisé par Gabriel Axel raconte l’histoire d’une petite communauté puritaine scandinave qui s’abandonne à la joie d’un festin offert par une cuisinière française en exil. Et elle montre que la joie de partager un repas peut non seulement régaler les papilles mais aussi célébrer les âmes.

Cuisiner, le premier acte d’amour

Le plaisir, c’est d’abord de cuisiner pour l’autre. “On dit que l’amour c’est vouloir faire du bien à quelqu’un. Pour moi, cuisiner est un premier acte d’amour. Dès qu’on cuisine pour l’autre, on ne peut que faire bon, explique à Aleteia Olivier Olivier Rœllinger, célèbre chef étoilé breton, auteur du livre-manifeste Pour une révolution délicieuse (Fayard).

En préparant un repas pour une personne en particulier, on lui montre qu’elle peut compter sur nous. C’est un acte d’amour et de soutien.

Pour Tessa Capponi-Borawska, professeure d’histoire de la cuisine italienne, cuisiner pour les autres donne du sens à notre geste. “En préparant un repas pour une personne en particulier, on lui montre qu’elle peut compter sur nous. C’est un acte d’amour et de soutien, une valeur qui enrichit un lien dans une relation”, ajoute-t-elle de son côté.

Célébrer les âmes

Mais cuisiner pour les autres a aussi une dimension spirituelle. Car la nourriture est un don de Dieu. Préparer un plat pour sa famille ou pour ses amis est un moment de gratitude. “J’ai vu une fois, dans un restaurant en Italie, un chef de cuisine faire un signe de croix au-dessus de chaque assiette, juste avant de la servir. Il remerciait le don de Dieu avant d’ajouter sa propre part de créativité culinaire”, poursuit Tessa Capponi-Borawska.

Si Dieu est présent jusque dans les plus petits détails de nos vies, il l’est dans la cuisine, l’un des actes les plus élémentaires de nos vies.

Cuisiner est un don pour ceux pour qui on cuisine. C’est aussi un moment que l’on passe avec Dieu. S’Il est présent jusque dans les plus petits détails de nos vies, il l’est dans la cuisine, l’un des actes les plus élémentaires de nos vies. C’est ce que disait sainte Thérèse d’Avila : “Dieu est dans vos casseroles, c’est là qu’il vous attend.”

La Chandeleur, cette belle fête qui honore l’un des mystères de l’enfance du Christ, n’est-elle pas une occasion exquise de préparer pour vos proches, vos amis ou vos voisins un petit festin de crêpes en signe d’amour, de soutien et aussi de gratitude envers Dieu ?

Tags:
chandeleurCuisine
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