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La méthode des premiers moines pour lutter contre l’avarice

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© Anna Nass I Shutterstock

Agnès Pinard Legry - avec I.Media - publié le 24/01/24

Le pape François a délivré lors de l’audience générale du 24 janvier un enseignement sur le péché d’avarice et pourquoi il est essentiel de lutter contre. Nos biens et notre argent "ne tiendront pas dans le cercueil", a-t-il ainsi rappelé.

Après s’être arrêté sur la gourmandise et la luxure, le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur les vices et vertus en évoquant le péché d’avarice, “cette forme d’attachement à l’argent qui empêche l’homme d’être généreux”. Ce vice, a-t-il prévenu, “n’a rien à voir avec le solde du compte courant”, mais est “une maladie du cœur, pas du portefeuille”.

Il a insisté sur le fait que si la richesse n’était pas un péché en soi, l’attachement excessif à l’argent et aux biens révélait un “rapport maladif à la réalité”. En effet, s’il est possible pour les hommes d’être maître des biens qu’ils possèdent, ce sont malheureusement souvent ces biens qui “finissent par nous posséder”, a affirmé le pape François. Les avares, a-t-il déclaré, perdent leur liberté, car ils sont toujours à “surveiller leurs épaules” par peur de voir leur patrimoine disparaître.

Quelle que soit l’accumulation de biens dans ce monde, nous sommes absolument certains d’une chose : ils ne tiendront pas dans le cercueil.

Le pape François a rappelé la méthode employée par les premiers moines pour lutter contre l’avarice qui frappait certains d’entre eux, et ce malgré leur style de vie particulièrement dépouillé : “la méditation sur la mort”. “Quelle que soit l’accumulation de biens dans ce monde, nous sommes absolument certains d’une chose : ils ne tiendront pas dans le cercueil”, a-t-il affirmé, soulignant comment cette fatalité révélait “l’absurdité” du vice d’avarice.

On retrouve aussi cette méditation dans la fameuse locution latine Memento mori, “Souviens-toi que tu vas mourir”, présente dès le christianisme médiéval pour exprimer la vanité de la vie terrestre. C’est aussi, dans une certaine mesure, le sens du mercredi des Cendres : ” Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière.” Une poussière, certes, mais une poussière infiniment aimée de Dieu.

Préparer sa mort

“Préparer sa mort, ce n’est pas simplement l’envisager de façon pragmatique. Ce n’est pas cela le plus important”, avait confié à Aleteia le père Thierry de Lesquen auteur du livre Préparer sa mort pour aller au paradis. “C’est surtout le fait que ma mort va dépendre de la manière dont je vis aujourd’hui. Au fond, si je suis tendu vers une éternité qui est au-delà de la mort, alors mon “aujourd’hui” va changer.” Méditer sur la mort permet ainsi d’ajuster son comportement.

François a enfin souligné la place occupée par les voleurs dans les Évangiles. Il note que si leur action est “répréhensible”, ils sont un “avertissement salutaire”, notamment quand le Christ invite à accumuler des trésors non pas sur terre, mais dans le ciel, là où il n’y a “pas de voleurs qui percent les murs pour voler”. “Soyons attentifs et soyons généreux”, a-t-il finalement exhorté.

Revivez en images l’audience générale du 24 janvier 2024 :

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Audience généralePape FrançoisPéchésrichesse
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